En voiture Simone est une soirée culturelle et divertissante axée autour des femmes, qui propose des conférences accessibles sur des sujets féminins, accompagnées de spectacles ou concerts d'artistes talentueuses.

25 mai 2011 - en voiture simone - la place des femmes dans l’art contemporain

25 mai 2011 - dès 19h - Le Bourg, Lausanne

Conférence et spectacle

20h : La place des femmes dans l’art moderne et contemporain - conférence/discussion
avec Melissa Rérat, historienne de l’art (unil) et Marie-Eve Tschumi, coordinatrice du Centre en études genre LIEGE (unil) et Laurence Schmidlin, historienne de l’art, conservatrice adj. du musée des beaux-arts du Locle et doctorante (Uni. Genève)

Les avantages d’être une femme artiste :
Travailler sans craindre la pression du succès
Aucun risque de voir son travail exposé avec celui d’un homme
Avoir quatre job à côté de sa production d’artiste
Savoir que sa carrière pourrait décoller après 80 ans
Avoir l’assurance que, quelque soit son oeuvre, elle sera taxée d‘“art féminin”
N’être pas prisonnière d’un rôle du professeur titulaire
Voir ses idées dans le travail des autres
Avoir l’opportunité de choisir entre carrière et maternité
N’avoir pas besoin de s’étouffer avec des gros cigares ou peindre en costume italien
Avoir du temps pour peindre lorsque son partenaire part avec une fille plus jeune
Etre inclue dans les versions “révisées” des livres d’histoire de l’art
Ne pas subir la gêne d’être qualifiée de génie
Avoir sa photo dans les magazine portant un masque de gorille.

Un message publique des GUERRILLA GIRLS consciences du monde de l’art

En 1989, le groupe d’action publiques Guerrilla Girls publiait cet ironique message, comme une façon de faire réagir le monde de l’art à l’invisibilité des femmes dans l’art moderne et contemporain. Qu’en est-il 20 ans plus tard ? 
En voiture Simone propose d’interroger la situation actuelle et de revenir sur les raisons possible de cette grande invisibilité, de celles qui ont fait changer les choses et du rôle de l’art dans le féminisme.

21h30 : Marcelle - spectacle

Je m’appelle Marcelle, avec deux (L)…. Rapport à Marcel Duchamp, l’autre là, saint Marcel le précurseur. Sans, lui pas de concept, pas d’art contemporain…Niet. Et puis, il a Marcelle Bujart, moi-même. Bujart avec un (T), Buj-art”. 
Marcelle a l’art de faire de l’art en toute occasion. Elle est demandée partout. Pas une biennale, pas une foire, pas un centre d’art qui ne se l’arrache. Autant le dire, certains tueraient pour être à sa place. Elle ne s’en offusque guère, elle n’y peut rien, c’est comme ça, elle laisse donc faire, royale, généreuse. Peu regardante et dans un souci démocratique, Marcelle, va jusqu’à dévoiler les secrets de fabrication de ses fameuses performances domestiques à son public, lui offrant par la même occasion son credo dans un rire contagieux.

Les femmes nous font bien rire

20h00 Discussion Les femmes nous font bien rire Discussion animée par Florence Grivel, journaliste RSR. Invitées : Hélène Bruller, bédéiste, Valérie Paccaud, animatrice Couleur3 et Françoise Revaz, docteure ès lettres

«Arrête de faire des grimaces, tu te fais des rides» disaient nos grands-mères. L’humour n’est pas une qualité jugée féminine, on laisse souvent aux hommes le soin de faire rire les assemblées. De Zouc à Florence Foresti, on sait pourtant que les femmes aussi savent faire de l’esprit. Peut-on parler d’humour féminin lorsque l’on rit des déboires d’une mère de famille ou d’une célibataire malchanceuse ? Les invitées de Simone, femmes romandes qui nous font rire, essaieront de décrypter s’il est un genre en humour, de le comprendre ou d’en rire !

21h30 Spectacle Après «Bernard !», son premier «one woman show», la pétillante Véronique Montel, comédienne et chroniqueuse remet ça parce qu’elle aime ça. Quand elle tient le crachoir. Elle crache. Une satanée bavarde qui passe à la moulinette de l’humour tout le tralala de la vie : les mecs, l’âge, l’amant, les enfants et les poux, les copines, la solitude et la séduction encore et toujours.

www.veroniquemontel.com
entrée : 10.-

Cyborg Simone

Une soirée animée par Daniela Cerqui, anthropologue technique et société (EPFL) et Marc Atallah, Dr en littérature et physicien (UNIL-EPFL).

Daniela Cerqui racontera son expérience de femme dans ces sphères scientifiques où les hommes passent pout être les maîtres de lieux. Elle nous emmènera de l’EPFL à l’Université de Reading (UK) où elle a participé à la première expérience d’implant connecté au système nerveux d’un être humain. 

Marc Atallah nous dévoilera quant à lui la place des femmes dans la science-fiction. Il nous présentera des romancières qui ont décidé de prendre le taureau-technologique par les cornes-littéraires et de repenser les relations entre les sexes.

«La technologie ? C’est pas un truc de mecs, ça ?

C’est en tout cas ce que l’on entend inlassablement, ce que vous dites peut-être parfois vous-mêmes. Pourtant, certaines femmes, certaines romancières, ont décidé de prendre le taureau-technologique par les cornes-littéraires et d’œuvrer dans un genre - la science-fiction (encore un truc réservé aux mecs, paraît-il) - pour proposer de nouveaux modèles sociaux ou penser à des relations originales entre les sexes.

Travailler les mots et les idées, utiliser une science et une technologie différentes - et proposer une vision originale, utopique (au sens littéraire du terme), de notre société, afin que les sexes ne soient plus hiérarchisés ou, dans les cas les plus extrêmes, pour que leur hiérarchie s’inverse.

Et si vous - vous qui êtes confrontées à ces stéréotypes - preniez le temps de les faire mentir ?»

Simone leve le voile

Mercredi 20 octobre 2010 dès 19h

Le Bourg, Lausanne

19h30 Conférence Simone lève le voile

Le voile fait l’objet d’innombrables polémiques et débats houleux: Simone ne sera ni pour ou contre, mais veut comprendre avec vous ! Les conférencières invitées soulèveront la problématique identitaire liée à ce symbole émotionnellement chargé, et trop souvent caricaturé. Elles retraceront l’historique du voile, son sens, sa fonction, et ses conséquences. Il est temps de lever le voile sur les imaginaires du voilement et du dévoilement et d’explorer les frontières entre le dedans et le dehors, entre le soi et les autres, mais aussi entre le féminin et le masculin! Simone vous propose une soirée loin des jugements, animée par la curiosité et l’envie de comprendre ce symbole qui suscite tant de controverses.

21h30 Concert Laure Perret (CH)

La jeune songwriter fribourgeoise à la pop douce et doucement surannée présentera « Tired but Happy » paru en mars dernier. Laure Perret impressionne par la luminosité et la maturité d’une voix qui vous transporte en terres apaisées où soul et folk s’unissent sans fausses notes.

Fast Foot

Mercredi 2 juin 2010 dès 19h

Le Bourg, Lausannne

20h30 Conférence : Fast Foot !

Pour cette troisième édition, Simone se met au diapason de l’actualité et, quelque jours avant le coup d’envoi de la coupe du monde de football, vous offre une soirée placée sous le signe du ballon rond ! Que l’on aime ce sport ou non, difficile de s’y soustraire: Simone vous propose de défricher le terrain et surtout de prouver que les femmes ne sont de loin pas hors jeu. Fans invétérées, footballeuses professionnelles, néophytes ou calomniatrices, Simone ne laissera personne sur le banc de touche!

Invités : Alberto Montesissa, journaliste - Linda Vialatte, entraîneuse du FC Yverdon féminin

21h30 Concert : Mmmh !

Simone invite l’audacieux et talentueux groupe au nom évocateur; Mmmh ! qui réunit la magnifique voix de Claire Huguenin (ex-Skirt), les expérimentations rythmiques et multi-instrumentistes d’Yvan Braillard (Underschool Element), le piano jazz et classique de Tania Bochud et le violoncelle envoûtant de Sara Oswald (Young Gods). Ils vous feront déguster une recette musicale entre rock, pop, jazz ou encore classique qui ne vous laissera qu’un mot en bouche, mmmh…

www.lesfillesaffranchies.com

www.le-bourg.ch

On ne nait pas femme… alors ne le devenons pas !

Conférence par mesdames Iulia Hasdeu, maître-assistante et docteure en anthropologie et Jelena Ristic, assistante diplômée en Lettres, Université de Lausanne

En 1949, Simone de Beauvoir écrivait dans Le deuxième sexe : « On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin ».  

Simone, la nôtre cette fois, Simone Louise de Pinet de Brode des Forest constate avec bonheur que, dès les années 1970, les féministes égalitaristes ont installé dans la pensée occidentale ce constat fondamental selon lequel les identités féminine et masculine ne découlent pas «naturellement » de différences biologiques mais sont le résultat de constructions sociales.  Mais notre Simone ne manque pas d’entendre ces autres voix, celles des féministes «différentialistes », qui clament, a contrario, qu’il existe une différence de nature entre le féminin et le masculin, que les hommes viendraient de Mars et les femmes de Vénus, et qu’il existerait des «essences » masculine et féminine dont découleraient des comportements spécifiques innés. Simone, dont on connaît le caractère fougueux et passionné, ne peut rester indifférente à ce retour en arrière. Il lui faut aujourd’hui poursuivre la lutte. Alors c’est en associant sa voix à celle du sociologue Eric Macé qu’elle vous en conjure : : 

Puisqu’on ne naît ni « femme », ni « homme », ni « hétérosexuel », ni « homosexuel », NE LE DEVENONS PAS ! 

La femme dans les medias

En voiture Simone I

19h Variations publicitaires sur le genre - Conférence par Stéphanie Pahud, Docteur ès Lettres. 

entrée libre

21h Kassette - Concert

entrée : 12.-

Variations publicitaires sur le genre - conférence par Stéphanie Pahud, Docteur ès Lettres.

Le genre a une place majeure dans les médias et la publicité, il intervient dans l’apparence extérieure des produits, le ton des campagnes, le choix des arguments de vente et, bien sûr, les scripts des annonces. Face aux réactions des médias et du public, en affût des stéréotypes, le discours publicitaire est amené à proposer des représentations des hommes et des femmes de plus en plus diversifiées. Quelles sont ces variations sur le féminin et le masculin ? Comment appréhender ces représentations ? Comment les décoder ?

A travers des exemples, Stéphanie Pahud nous permettra de déchiffrer les imaginaires de genre et comprendre ces images qui défilent sous nos yeux quotidiennement. 

La présentation sera suivie d’une discussion.

Docteure ès Lettres, Stéphanie Pahud est maître-assistante en linguistique française ainsi qu’à l’Ecole de français langue étrangère à l’Université de Lausanne. Elle a signé et co-signé de nombreux articles sur les discours médiatique, publicitaire et politique. Elle est co-auteure de La place des femmes et des hommes dans la presse écrite généraliste de Suisse romande des années 80 à nos jours (Seismo, 2009). Elle a également publié en 2009 sa thèse de doctorat, Variations publicitaires sur le genre. Une analyse linguistique des représentations publicitaires du féminin et du masculin, aux éditions Arttesia. 

Plus d’informations sur cet ouvrage : http://www.arttesia.com/connaissance-de-la-langue/linguistique-variations-publicitaires-sur-le-genre-une-analyse-linguistique-des-representations-publicitaires-du-feminin-et-du-masculin.html

Kassette

Laure Betris alias Kassette est tombée amoureuse du rock à l’âge de 15 ans. Adolescente, elle écume en tant que guitariste tout ce que le pays compte de clubs interlopes avec Skirt, un girlsband grunge qui en a décoiffé plus d’un. Devenue grande, elle découvre que derrière les murs de Marshall peuvent se cacher de subtiles mélodies. Elle se met alors à composer des morceaux captivants à l’habillage épuré avec, dans la tête, l’idée de passer à un projet plus personnel. 

Après le succès de son premier album “Chambre 4”, la chanteuse décide de s’isoler, début 2009, à Berlin pour composer son deuxième album . Il en sort des morceaux lumineux, un son très abouti où n’hésitent pas à s’inviter les bruits du voisinage et la rumeur de la rue, mais aussi des compositions plus orientées vers le live. 

Au final, un travail spontané et introspectif aussi, qui séduit autant par l’assurance de ton et de style que par la présence de la chanteuse qui imprègne fortement chacune de ses compositions. 

Sur scène, Kassette dégage une atmosphère toujours intimiste et le public est vite conquis par la magie des mélodies pop jouées avec la plus pure des énergies rock.

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